Spectacle musical, théâtral et chorégraphique


 

Musique de Claude Debussy

 

Texte adapté du scénario original d’André Hellé

 

Piano : Catherine Imbert
Le Soldat : Afshin Ghaffarian
Polichinelle : Alexandre Martin-Varroy

 

Adaptation et mise en scène :

Alexandre Martin-Varroy,
assisté de Claire Faurot

 

Chorégraphies : Afshin Ghaffarian

Décors : Guy Martin
Costumes : Antonin Boyot

Masque : Etienne Champion
Lumières : Mariam Rency

Equipe

4 personnes (une pianiste, un comédien, un danseur, un régisseur lumières).

 

Public-cible

Spectacle pour enfants (à partir de 4 ans), adolescents et adultes.

 

Le spectacle

Noël 1913 : Claude Debussy compose la musique pour piano de La Boîte à joujoux, conte illustré d’André Hellé, dessinateur et célèbre fabricant de jouets. Ensemble ils créent l’un des premiers « dessins animés » de l’histoire !


Notre version de La Boîte à joujoux mêle musique, danse, théâtre masqué (en parole) et jeu de marionnette (poupée de chiffon).


La scénographie inclut une série d’accessoires en bois colorés, une malle astucieuse qui se transforme et un drap géant accueillant des effets de projections vidéo.
        
L’histoire

Deux jouets, un soldat et un polichinelle, tous deux amoureux de la même poupée, se déclarent une redoutable guerre de petits pois. Fuyant le polichinelle trop jaloux, le soldat et la poupée vont traverser des contrées imaginaires, aux couleurs étranges, peuplées de personnages insolites.
Petits et grands y trouveront leur compte... et leur conte.

 

 

« Des poupées dansaient : un soldat vit l’une d’elles et en devint amoureux.

Mais la poupée avait déjà donné son cœur à un polichinelle paresseux, frivole et querelleur.

Alors les soldats et les polichinelles se livrèrent une grande bataille au cours de laquelle

le pauvre petit soldat de bois fut fâcheusement blessé.

Délaissée par le vilain polichinelle, la poupée recueillit le soldat, le soigna et l’aima :

ils se marièrent, furent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

Le polichinelle frivole devint garde- champêtre.

Et la vie continua dans la boîte à joujoux »

 

André Hellé - La Boîte à joujoux (éditions Durand 1913)

 

Genèse de l’œuvre

 

C’est en février 1913 que le peintre et illustrateur André Hellé propose à Debussy de mettre en musique un album dont il était l’auteur des textes et des illustrations. La collaboration entre un compositeur, Claude Debussy, et un artiste illustrateur, André Hellé, est tout à fait novatrice en ce début de XXème siècle.

 

Séduit par l’univers enfantin du peintre, la grâce simple et originale de ses dessins, poussé par l’amour qu’il vouait à sa fille « Chouchou » (8 ans), le compositeur de Children’s Corner se met à l’ouvrage et imagine un ballet pour marionnettes, bien que Hellé eût préféré que l’ouvrage soit interprété par des enfants.

 

« La boîte à joujoux serait une pantomime sur la musique que j’ai écrite dans les albums de la Noël et du jour de l’an, pour les enfants », disait Debussy.

 

La partition pour piano est prête dès octobre 1913.

 

L’album illustré, avec la musique de Debussy, est édité par les éditions Durand en décembre de la même année.

 

Un projet de production chorégraphique avec orchestre était prévu dans la foulée à l’Opéra Comique, mais en vain, interrompu par la guerre.

 

L’œuvre orchestrée sera achevée après la mort du compositeur (1918), et le ballet chorégraphique finalement créé au théâtre lyrique du Vaudeville le 10 décembre 1919, avec une troupe de danseurs professionnels, dans les décors et costumes de Hellé.

 

Une deuxième version, toujours scénographiée par Hellé, est produite au Théâtre des Champs Elysée en 1921 par les ballets suédois.

 

Enfin, c’est en 1925, sous la direction de Louis Masson et Georges Ricou que l’œuvre entre au répertoire de l’Opéra-Comique, aux côtés de Pelléas et Mélisande.

 

Hellé signe une nouvelle fois les décors et costumes dans une nouvelle forme.