Spectacle de reprises, Ce soir, il pleuvra des étoiles se distingue par un répertoire rare et d'une grande densité, à la fois musicale et thématique.
On y côtoie les horreurs de la guerre, mais aussi la recherche de l'évasion à tout prix. De chansons gaillardes en ballades romantiques, on y fait sans cesse le grand-écart entre le désespoir et une légèreté des plus revigorantes.
Grand amateur de comédie musicale, j'ai souhaité en insuffler le rythme à la représentation. Il ne s'agit pas d'alléger les événements ou d'en diminuer la portée. Il s'agit de faire entrer le
spectateur dans une farandole en apparence joyeuse et festive, le heurtant systématiquement à la dureté des situations décrites. Il s'agit de le « brutaliser » par surprise, pour lui faire ressentir
physiquement les déchirements imposés par les conflits évoqués.
Que ce soit en lettre ou en chanson, l'histoire, ici, commence presque toujours bien, mais elle finit presque toujours mal. Pourtant, les personnages se relèvent à chaque fois et continuent de croire en leur futur. Les jeunes gens qu'on découvrira sur scène vont tirer le meilleur de cette plongée dans la mémoire collective et donner au numéro final C'est notre espoir une portée profondément humaniste.
Rencontre avec 220 élèves de classes de 3ème... 7 octobre 2010
