Plus de 40 chef-d'oeuvres du cinéma sont analysés par Alain Garel

(projection du film suivie d'une analyse filmique d'1h30-2h00)

 

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À la (re)découverte du 7ème Art

Le Cinéma est victime d'un malentendu, relayé par la critique, qui tient au fait qu'un film est toujours réduit à l'histoire, jamais à la façon dont il raconte cette histoire, à sa facture, facture qui, pourtant, en fait sa spécificité. C'est comme si un critique ou un historien d'art n'évoquait une œuvre picturale qu'en fonction de son sujet, en faisant abstraction de la construction de la toile, du traitement de la lumière, du travail sur la couleur, de l'empâtement, etc., c'est-à-dire de tout ce qui fait l'intérêt d'un tableau et différencie l'œuvre d'art de la « croûte ». Or, au cinéma, comme en peinture, le sujet est anecdotique. C'est le traitement de celui-ci qui fait qu'un film appartient effectivement au Septième Art ou n'est qu'une « croûte » ou, traduit en jargon cinéphilique, un « navet ». Comme la Peinture s'honore de gens qui ont, entre autres, nom De Vinci, Caravage, Vermeer, Delacroix, Monet, van Gogh, Cézanne ou Picasso, le Septième Art s'honore de gens qui ont nom Dreyer, Ford, Renoir, Hitchcock, Kurosawa, Visconti ou Kubrick.


Alors, qu'est-ce que le Cinéma ? À cette question, André Bazin, le « théoricien » de La Nouvelle Vague, a consacré quatre ouvrages constitués d'articles divers, traitant soit d'un film ou d'un cinéaste, soit d'un genre ou d'un point théorique. Plus modestement, ''À la (re)découverte du Septième Art'' tentera d'y répondre en proposant au spectateur de voir, ou revoir, des chefs d'œuvre du Septième Art signés par des cinéastes d'origines, de cultures, de préoccupations diverses, tels, par exemple, Michelangelo Antonioni, Ingmar Bergman, Blake Edwards, Fritz Lang, Sergio Leone, Ernst Lubitsch, Kenji Mizoguchi, Max Ophüls, Alain Resnais, Steven Spielberg, Jacques Tati et Orson Welles.


Ces films feront chacun, au terme de leur projection, l'objet d'une ''leçon de cinéma'' qui permettra, comme Alain Jaubert le fait avec la peinture dans l'émission Palettes, de partir à la découverte d'un créateur et de son œuvre, en mettant en lumière ses particularismes, ce qui caractérise sa manière de filmer, sa façon d'appréhender le cinéma, mais aussi ce qu'il a en commun avec les autres créateurs, en sachant qu'un cinéaste, de même qu'un musicien compose sur un fondement invariable de sept tons et cinq demi-tons, dispose à la base des mêmes « outils » que ses confrères.

 

Alain Garel

Avril 2010

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