FIGAROSCOPE
♥♥♥♥♥
Bourcier, qui est décidément un excellent comédien,

s’empare de chacun de ces témoignages (ils sont tous authentiques)

et donne une vie personnelle à chacun de ces résistants

avec une rapidité inouïe. C’est du grand art.

 

LE PARISIEN
***** Notre coup de cœur. François Bourcier livre une performance époustouflante, admirablement mise en scène. Une passerelle entre l’Histoire et l’actualité, on est pris par l’émotion

 

MEDIAPART
L’impressionnant François Bourcier met en lumière ces gens de l’ombre dans un seul en scène fascinant, bouleversant, qui réveille nos consciences. Bravo ! Une véritable leçon d’humanité, d’humilité.

 

TELERAMA TT
C'est original, intéressant, bien joué. Le rythme est rapide, jamais répétitif. Les vêtements tombés à terre évoquent tous ceux qui sont tombés. Une manière de revenir sur un sujet connu sans aucune impression de déjà-vu. Un bel hommage et un beau spectacle.

 

L’OFFICIEL DES SPECTACLES
Choix de la rédaction.

Le comédien virtuose propose une œuvre poignante et originale.

 

ACTUALITE JUIVE
Innovant, époustouflant, créatif. Une dextérité, une précision dans le jeu et une justesse remarquable. A saluer également, une mise en scène audacieuse et originale aux heureuses trouvailles, dont Isabelle Starkier a le secret. Une leçon d’histoire originale à voir et partager par tous, des plus jeunes aux moins jeunes.

 

L’ARCHE
Isabelle Starkier et François Bourcier ont uni leur talent pour un spectacle bouleversant. Le comédien extraordinaire accomplit un travail d’acteur ciselé et juste, il incarne prodigieusement chacun des quarante personnages. La scénographie est impressionnante.

 

CULTURES J
Les textes sont forts et prennent une dimension particulière dans le climat social et politique ambiant (…) Quant à la scénographie et à la mise en scène brillante d’Isabelle Starkier, elle est à la mesure de la gravité du sujet abordé (…) Un très bon moment de théâtre et une grande prouesse scénique.

 

SNES
Le plateau est habité par la belle scénographie d’Isabelle Starkier, une véritable « armée des ombres ». Le comédien est remarquable et rappelle qu’il y a encore bien des motifs de dire non et de résister. Coure le voir et emmenez-y vos élèves

 

L’HISTOIRE
« Résister c’est exister » rend hommage à cette résistance populaire tout en démontrant que chacun peut agir pour s’opposer à une situation inacceptable, hier comme aujourd’hui.

 

PARIS CAPITALE
Alain Guyard a rassemblé ces actes héroïques dans un spectacle forcément émouvant et lourd de sens.

 

WHAT’S UP ?
La pièce à voir et à revoir ! Emmenez vos enfants ! Une pièce magnifique avec une interprétation extraordinaire. Une mise en scène surprenante et poignante.

 

SPECTACLES SELECTION
Un seul en scène poignant, particulièrement bien étudié pour les scolaires.

 

SORTIES A PARIS
Une mise en scène très originale et réussie. Ce spectacle devrait être vu dans tous les collèges et lycées de France. Captivant et interprété avec un rare talent ! Ne le ratez pas, il vaut tous les détours !

 

COUP DE THEATRE
Un texte remarquable. Un comédien au talent rare, on reste bouche bée devant autant de virtuosité. Une scénographie d’une ingéniosité prodigieuse. Un spectacle d’actualité, captivant, riche d’enseignements et d’humanité.

 

THEATRAUTEURS
Il faut s’y précipiter. On salue la performance d’acteur, juste et profondément humain toujours. Une pièce qu’il faut recommander à tous. C’est salvateur.

 

ITARTBAG
Des témoignages authentiques transcrits avec finesse. Une mise en scène surprenante. Un comédien investi et engagé.

MEDIAPART

Résister c’est exister, une lueur d’humanité dans la nuit


Des existences fauchées, des vies sacrifiées, des récits oubliés dans l’indifférence d’hommes et de femmes ordinaires qui un jour se sont levés, relevés, contre l’oppression, l’injustice et la barbarie. Ce sont ces gens de l’ombre, ces justes, morts pour avoir refusé la fatalité, l’ignominie, que l’impressionnant François Bourcier met en lumière dans un seul-en-scène fascinant, bouleversant.

 

Un glaçant et bouleversant seul-en-scène

 

Etrange décor que celui qui s’offre aux yeux du spectateur quand il pénètre dans la salle du Studio Hébertot. Dans la pénombre de la scène, une dizaine d’étranges silhouettes apparaissent. Accrochés aux cintres du théâtre par des chaînes, ces corps désincarnés, ces vêtements d’un autre temps, d’un autre siècle, vidés de leurs propriétaires, offrent une vision glaçante, sépulcrale d’un monde depuis longtemps englouti dans les mémoires de nos ancêtres.


Alors que la salle plonge dans l’obscurité, ce mausolée de l’ombre à la gloire d’inconnus, qui un jour ont donné leur vie pour en sauver d’autres, s’anime et prend vie. Un homme (fascinant François Bourcier), grimé de blanc à la façon d’un clown triste, investit la scène et se glisse avec une aisance confondante dans la peau de ces hommes et de ces femmes, ni vraiment héros, ni vraiment courageux, juste des humains qui confrontés à l’innommable ont tenté de résister quitte à en mourir.

 

Saisi dans ce tourbillon glaçant et poignant de tranches de vie qui se succèdent au rythme effréné des balles qui sifflent dans le silence et ponctuent chaque histoire, on se laisse totalement immerger dans cette période trouble de l’histoire où la nature profonde de chacun se révèle. Ainsi, le comédien s’efface pour laisser place à ces Justes, ces résistants. Tour à tour, il est ce français moyen portant béret sur la tête qui un jour confronté à un dilemme se met en danger pour un peu plus de justice, cette femme de ménage accorte prête à coucher avec l’ennemi pour venger la mort de son amoureux, ce gendarme prêt à mentir pour sauver la tête d’un enfant juif, ce proviseur un peu gauche qui demande un peu moins de zèle à un de ses professeurs un peu trop pro nazi, etc.

 

En adaptant les récits de ces instants de vie compilés par Alain Guyard, Isabelle Starkier, par le biais de l’impressionnant François Bourcier, fait revivre magistralement cette époque où la France était occupée. Elle redonne la voix à ces inconnus qui ont eu un jour l’instinct de se rebeller de résister à l’oppresseur, à ses idées fascistes. Autant dire qu’en ces temps troublés où les peuples se referment sur eux-mêmes et sur un nationalisme exacerbé et xénophobe, ce seul-en-scène bouleversant, véritable devoir de mémoires, réveille nos consciences.

 

Homme de théâtre, clown triste, François Bourcier est un virtuose aux multiples facettes. Fragile ou fort, courageux ou falot, il est tous ces personnages avec sincérité et authenticité. Il leur insuffle la vie, de sa fougue, son étourdissante capacité à être l’un et l’autre d’une intonation de voix, d’une gestuelle, d’un objet. Poignant, drôle ou pathétique, il rend magnifiquement hommage à ces gens de l’ombre, ces héros ordinaires. une véritable leçon d’humanité, d’humilité !


Olivier Frégaville-Gratian d'Amore

LE PARISIEN

Article Le Parisien (31 janvier 2017)
Téléchargez le PDF de l'article.
RESISTER Le Parisien.pdf
Document Adobe Acrobat [505.8 KB]

COUP DE THEATRE !

♥♥♥♥
A partir de témoignages de ‘‘sans grade’’ issus de la vie ordinaire découverts au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon, Alain Guyard a écrit un texte remarquable de vérité autant que d’authenticité.


Pour lui donner vie, il a confié l’interprétation de sa vingtaine de personnages à François Bourcier, un mime au talent rare. Il est tour à tour le proviseur qui s’efforce de calmer le zèle de l’un de ses professeurs par ailleurs milicien ; le mineur en grève ; le gendarme qui sauve un enfant juif ; l’agriculteur qui coupe des fils téléphoniques ; cette jeune maman qui transporte des armes ; cet homme qui joue les boîtes aux lettres ; Joseph Kessel, co-auteur du chant des partisans… Tous ces « soutiers de la gloire » issus de la Résistance Populaire qui, par de petits gestes et au risque de leur propre vie, ont fait basculer l’histoire et capituler l’ennemi. François Bourcier enfile ses costumes aussi brillamment que ses rôles et l’on reste bouche bée devant autant de virtuosité. Quelques fripes, un ou deux accessoires, trois ou quatre notes symphoniques de Beethoven et il est médecin, commerçant, maman, paysan… dans la langue, le geste, l’attitude.

 

Quant à la scénographie d’Isabelle Starkier, elle est d’une ingéniosité si prodigieuse que je vous laisse le plaisir de la découvrir.

 

Si l’interprétation, la mise en scène comme le texte sont d’une qualité rare, la thématique – résister contre la barbarie et l’oppression pour exister – est plus que d’actualité. Voilà deux bonnes raisons pour ne surtout pas manquer ce spectacle captivant, riche d’enseignements et d’humanité.


Le regard d’Isabelle

SNES-FSU

Quand on parle de la Résistance on pense aux sabotages, au Colonel Fabien abattant un officier allemand en plein Paris, aux Maquis du Vercors et d’ailleurs, mais la Résistance ce sont aussi des petits gestes accomplis par des hommes ordinaires qui ont refusé de se résigner, qui ont dit « non », parfois au péril de leur vie. Ce ne sont pas seulement les actions d’éclat qui ont permis à la Résistance de triompher, ce sont aussi ces « chers terroristes en gilet tricotés par Bobonne » comme les nomme avec tendresse un des chefs de la Résistance, c’est l’enfant qui pose un bouquet de fleurs noué d’un ruban bleu blanc rouge au pied du Monument aux morts le 11 novembre, c’est le policier qui met à l’abri un enfant juif, c’est l’homme qui met dans le réservoir des voitures allemandes tout le sucre qu’il a acheté au marché noir.

Ce sont tous ces hommes et ces femmes, qui n’ont pas forcément été des héros célébrés mais qui se sont levés pour défendre la liberté, leur dignité et pour pouvoir se regarder dans un miroir sans honte, que fait vivre ce texte d’Alain Guyard, inspiré de témoignages authentiques. Il y en a une quarantaine, ouvrier, paysan, jeune mère, immigré, proviseur, médecin, étudiant. Le plateau, dans la mise en scène et la belle scénographie imaginée par Isabelle Starkier, est maintenu dans la pénombre et habité par une véritable « armée des ombres ». Des chaînes, symboles de l’oppression, supportent des vêtements dans lesquels l’acteur François Bourcier se glisse, interprétant tous ces résistants simples, hommes et femmes, enfants, jeunes ou retraités. Il est remarquable, on sent son admiration pour ces hommes et ces femmes qui ont souvent payé de leur vie les gestes qu’ils ont accomplis et son humilité dans le souci de leur donner vie. Il y a du drame, mais aussi de l’humour et toujours beaucoup d’émotion.

La musique trouve sa place avec la Cinquième Symphonie de Beethoven, un peu l’hymne de la Résistance, adopté par Radio Londres comme jingle avec le Pom, pom, pom célèbre, une chanson de l’époque ou Le chant des partisans dont on voit naître le titre. Et l’acteur rappelle à la fin qu’il y a encore bien des motifs pour dire non et résister si l’on pense à la montée de l’extrême droite, au rejet des immigrés, à la poursuite en justice, à la demande des députés LR des Alpes Maritimes, de ceux qui aident des enfants de réfugiés épuisés arrivés d’Italie.

Ce spectacle a déjà été joué 600 fois en Région, il arrive à Paris. Courez le voir et emmenez-y vos élèves.

Micheline Rousselet