LE REQUIEM VAUBAN

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Genèse et conception artistique


La composition du Requiem en hommage à Vauban trouve son origine dans une analogie historique et musicale : le Requiem en ut mineur, composé par Luigi Cherubini à la mémoire de Louis XVI. En revanche, plutôt que de commémorer un défunt, la composition d'Enguerrand-Friedrich Lühl revêt une dimension artistique plus positive : elle évoque une résurrection du personnage à travers différents plans sonores, une sorte de « renaissance », traçant ensuite les grandes étapes de sa vie autour de deux aspects fondamentaux : symbolique et mise en scène.


L'œuvre, divisée en six grandes parties, est ponctuée par plusieurs originalités scéniques, qui permettent de jongler entre les différents événements évoqués tout en suivant le déroulement œcuménique classique.

Le Requiem est écrit pour chœur mixte, grand orchestre et soprano solo, laquelle n'intervient que dans les dix dernières minutes de l'œuvre. Cette conception artistique permet de présenter l'apparition de la soliste comme une vision : en longue robe blanche, elle illumine la scène dans un ultime chant d'espoir.


Les choristes, comme les musiciens, sont entièrement vêtus de noir. Sur un texte en latin, conforme aux styles et exigences de l'époque, le chœur symbolise, tout comme dans le poème symphonique La Chamade, la foule, le peuple. Dans la partie de l'Offertoire, le chef d'orchestre prend la parole et adopte pour un bref instant le rôle du prêtre pour la communion, en récitant son texte en latin au public, seul, sans accompagnement musical.

 

Le battement de cœur, joué à la grosse caisse, symbolise cette renaissance tout au début de l'œuvre, qui s'éteint au bout de 75 minutes de la même façon : le cœur s'arrête de battre, pour renaître à la prochaine représentation.

 

L'œuvre reprend l'introduction pour s'achever comme elle a débuté, laissant le spectateur, après une série d'émotions intenses, dans l'attente : celle d'une deuxième représentation, celle d'une autre œuvre comme La Chamade, qui lui permettra de se détacher du recueillement final pour assister au spectaculaire.


Version pour orgue seul et chœur mixte

 

Un arrangement pour orgue, réalisé par Enguerrand-Friedrich Lühl, complète la partition écrite initialement pour grand orchestre. Dans cette version pour orgue, le Requiem, destiné de préférence à être joué dans un édifice religieux, peut être interprété dans des lieux plus exigus, qui ne peuvent accueillir un grand orchestre au complet.
Le coût de la production s'en trouve bien entendu réduit.

Configuration

 

Durée de l'œuvre : 75 minutes environ, sans entracte.

 

 

Instrumentation idéale (orchestre) :

  • Orchestre : 76 musiciens

Nomenclature :
14 violons I, 12 violons II, 10 alti, 8 violoncelles, 6 contrebasses
3 flûtes (dont un piccolo), 3 hautbois (dont un cor anglais), 2 clarinettes (en si b),
3 bassons (dont un contrebasson)
3 trompettes (en si b), 4 cors (en fa), 3 trombones, 1 tuba
3 percussionnistes : 3 timbales, cymbales (frappées et suspendues), gong, célesta, grosse caisse, glockenspiel, cloches tubulaires, triangle, tambourin
1 harpe

  • Chœur mixte : de 60 à 100 choristes
  • Soprano solo

 

 

Instrumentation réduite (minimum) :

  • Orchestre : 56 musiciens

Nomenclature :
10 violons I, 8 violons II, 6 alti, 4 violoncelles, 2 contrebasses
3 flûtes (dont un piccolo), 3 hautbois (dont un cor anglais), 2 clarinettes (en si b),
3 bassons (dont un contrebasson)
3 trompettes (en si b), 4 cors (en fa), 3 trombones, 1 tuba
3 percussionnistes : 3 timbales, cymbales (frappées et suspendues), gong, célesta, grosse caisse, glockenspiel, cloches tubulaires, triangle, tambourin
1 harpe

  • Chœur mixte : de 40 à 70 choristes
  • Soprano solo

Création du Requiem Vauban à Saint-Louis des Invalides (Paris)

Création du Requiem Vauban (version orgue seul) à la Basilique Notre-Dame des Victoires (Paris)