LE QUATUOR VAUBAN

LA SYMPHONIE DE CHAMBRE VAUBAN

Genèse et conception artistique

 

Le Quatuor Vauban est né de l'idée de proposer, entre une œuvre religieuse (le Requiem) et une œuvre profane à caractère militaire (La Chamade), une œuvre plus attachée à la personne même de Vauban, plus intime.

 

Ce sont donc des lettres personnelles du Maréchal qui ont inspiré le compositeur dans l'écriture des quatre mouvements composant cette œuvre pour quatuor à cordes.

 

Le Quatuor Vauban constitue ainsi un véritable portrait musical du protégé de Louis XIV et de Louvois : Vauban le politique, Vauban l'économe, Vauban le père de famille, Vauban le séducteur. Les quatre mouvements de cette pièce sont en effet entrecoupés par la lecture de lettres écrites par le Maréchal, qui nous font découvrir de façon originale une personnalité hors du commun et attachante. Chaque lettre est ensuite évoquée par les musiciens à travers un mouvement distinct :

 

- Le premier mouvement plonge d'abord l'auditeur dans une atmosphère parfaitement statique. Soudain, le caractère énergique de Vauban fait son apparition. La musique est scandée, mouvementée, directe et enflammée. Les voix se mêlent aux différents timbres et instruments, donnant l'impression d'un fourmillement continu. A la reprise, l'alto fait entendre le Thème de Vauban en entier, sous le tourbillon des autres instruments. Le rythme effréné ne s'achève qu'à la dernière mesure de ce mouvement, aboutissement d'une immense progression.

 

- D'un contraste extrême par rapport au mouvement précédent, le second mouvement, d'un lyrisme épique, rappelle les adagios des symphonies romantiques, riches dans leurs enchaînements harmoniques, larges dans leur progression mélodique.

 

- Le scherzo, dynamique et enjoué, du troisième mouvement, surprend l'auditeur par l'obstination de son rythme de tarentelle régulier et frénétiquement droit et solide. La partie centrale, à nouveau lente, rappelle quelques passages du Requiem. La pièce s'achève sur une coda agitée et enlevée.

 

- La fugue, symbole de l'architecture musicale, gouverne le quatrième et dernier mouvement, plus court que les autres, mais de loin le plus complexe par la concision de son langage. Vauban aime, Vauban vénère, Vauban respire jusqu'à son dernier souffle la joie de vivre. La discipline, la structure et l'amour sont les mots-clefs de ce final.

 

Ecrit dans un style purement romantique, le Quatuor Vauban surprendra l'auditeur dès ses premières notes, par la richesse des thèmes et des timbres qui le composent. Comme dans les autres œuvres d'Enguerrand-Friedrich Lühl, nous retrouverons ici les leitmotivs propres à l'entourage de Vauban : Thème du Maréchal, Thème de Louvois, Thème de Louis XIV. Ces motifs se superposent à la thématique propre à chaque mouvement.

 

Comme pour La Chamade, il est conseillé de faire appel à un récitant, même si l'œuvre peut être interprétée sans son intervention.

 

 

 

La Symphonie de chambre, quant à elle, constitue un arrangement par le compositeur de la composition originale du Quatuor. Elle nécessite une nomenclature intermédiaire (entre 12 et 25 instruments à cordes), entre l'orchestre symphonique et le quatuor à cordes. Elle peut, par exemple, être facilement programmée avec le Requiem Vauban ou La Chamade, en première partie, ou encore être insérée dans un programme post-baroque nécessitant une telle formation.

 

Tout comme pour le Quatuor Vauban, l'intervention d'un récitant est conseillée.

Fiche technique

 

Durée de l'œuvre :

 

     40 minutes de musique + 4 interventions d'un récitant (10 minutes)

 

 

Quatuor Vauban :

 

     1 violon I, 1 violon II, 1 alto, 1 violoncelle

 

 

Symphonie de chambre :

 

     Instrumentation idéale :

     Orchestre à cordes : 23 musiciens

     Nomenclature :

     8 violons I, 6 violons II, 4 alti, 3 violoncelles, 2 contrebasses

 

 

Symphonie de chambre :

 

     Instrumentation réduite (minimum) :

     Orchestre à cordes : 12 musiciens

     Nomenclature :

     3 violons I, 3 violons II, 2 alti, 2 violoncelles, 2 contrebasses