La partition de L'Homme à la caméra fait appel à un chœur mixte d'adultes et à un chœur d'enfants. Son exécution scénique a notamment pour projet de faire participer plusieurs ensembles choraux de France à sa réalisation, professionnels comme amateurs, ouvrant ainsi un objectif pédagogique en direction des choristes, jeunes ou moins jeunes, investis dans l'exécution de l'œuvre.

 

Plusieurs ensembles des Académies de Versailles et de Clermont-Ferrand ont travaillé la partition.

 

Le processus est le suivant : les partitions et les play-backs de l'œuvre sont confiés aux ensembles très en amont de la date du concert. Gilles Tinayre se rendra sur place dans le cours des répétitions, puis l'orchestre et lui-même rejoindront à la date choisie le lieu de la représentation pour répétition générale et concert.

Témoignages d'élèves

(Académie de Clermont-Ferrand)

On a déjà chanté en russe, en allemand, en serbo-croate, en latin, en anglais... et dans d'autres langues imaginaires, et là, on trouve que les syllabes sont faciles à prononcer et à mémoriser. En plus, c'est bien de ne pas avoir à penser au sens du texte, on n'a pas à le renforcer, on peut se consacrer entièrement à la recherche de belles couleurs vocales.
 

On aime bien le contraste voix de femmes/voix d'hommes, même si ça a l'air assez difficile pour les garçons ; c'est très différent de ce qu'on faisait au collège.
 

Les extraits sont très variés, ils nous plaisent tous. On a hâte de travailler avec l'orchestre.
 

C'est bien de réaliser la bande son d'un film muet ; on a l'impression qu'on va lui donner de la vie. En plus, cela nous permettra de découvrir un film important que seuls quelques camarades de l'option cinéma connaissent.

 

Source : F. Dupoux, IPR Musique, Clermond-Ferrand

Témoignages de professeurs

(Académie de Clermont-Ferrand)

J'ai le même enthousiasme que mes élèves pour cette réalisation ! L'écriture musicale me semble très intéressante : elle permet une véritable recherche de qualité vocale, pour homogénéiser les couleurs. Les durées d'interventions correspondent aux capacités de voix jeunes, et leur permettront de progresser dans la conscience du temps musical et de la structure de chaque pièce.

 

Comment avoir une précision métrique parfaite pour que la musique colle aux images ? Comment donner aux élèves suffisamment d'autonomie pour qu'ils soient capables de chanter ensuite sans la direction de leur professeur ? Comment aborder un passage à improviser alors que nous n'avons pas de temps pour du travail individuel ? Ce sont des défis nouveaux pour moi, et j'ai envie de les affronter car les ressources de mes élèves me surprennent toujours.

 

Dans une période où nous cherchons à élargir nos pratiques musicales à l'histoire des arts, le projet d'un ciné-spectacle est tout à fait bienvenu !

 

Source : F. Dupoux, IPR Musique, Clermond-Ferrand